« Radioscopie » de Jacques Chancel : Abécédaire

gainsbourg

Pour les cinquante ans de la géniale émission « Radioscopie » (diffusée chaque jour sur France Inter à 17h pendant 20 ans !), j’ai copié mes extraits préférés sous la forme d’un abécédaire. On y entend les voix d’Isabelle Adjani, de Gérard Depardieu, de Georges Brassens, de Romain Gary, de Nathalie Sarraute, de Roland Barthes, de Yehudi Menuhin… avec, en fond sonore, le silence chaleureux et attentif de Jacques Chancel. En tant que fan absolue de cette émission (et après avoir écouté, les 25 dernières années, la quasi-totalité des 6000 qui ont été enregistrées), je n’avais plus qu’à les recopier pour peut-être un jour me sentir capable de créer une émission d’un tel niveau (un de mes rêves). Bonne écoute !

A… comme Ambition

Raymond Devos : Mon ambition n’est pas faire de littérature mais de dire des choses – des choses qui sont préoccupantes bien-sûr – et faire en sorte qu’on en rie… Toutes ces petites choses, ces petits ennuis qui sont tendus, gonflés comme des petites boules, des petits pétards justement… eh bien je veux les faire éclater, les désamorcer si vous voulez.

B… comme Belle

Jacques Chancel : Vous êtes très belle, Jane Birkin, vous aviez droit à un garçon très beau
Serge Gainsbourg : Pas du tout. Une jolie femme doit accompagner un homme laid, sinon ils se détruisent l’un l’autre.

C… comme Cinéma

Jacques Chancel : Le cinéma, c’est quoi pour vous ?
François Truffaut : C’est ma vie, le cinéma ça a été d’abord l’essentiel de ma vie libre, de mon temps libre, de ma vie artistique, culturelle. Même les livres, je les ai découverts à travers des films. C’est-à-dire que certains films m’ont donné envie de lire certains livres, et puis ensuite ça a été une occupation un peu de transition quand j’ai fait de la critique. C’est ma vie, je ne peux pas vous dire autre chose.

C… comme Changer

Marguerite Yourcenar : Non, je ne suis pas du tout sure qu’on change. On change extérieurement. Il y a les expériences qui s’accumulent, il y a la fatigue, mais je suis de plus en plus frappée de ce que l’essentiel est en nous, au départ. Comment s’y trouve-t-il ? Ça c’est une question à laquelle je ne saurais répondre. 

C… Comme Chien

Jacques Chancel : Ce sketch fait partie de la vie. Car il est vrai qu’on parle à son chien.
Raymond Devos : On parle à son chien.
Jacques Chancel : Pourquoi le chien ne nous parlerait-il pas ?
Raymon Devos : Bien entendu ! Bien entendu. C’est évidemment inacceptable dans son principe… La preuve, c’est qu’on parle aux bêtes comme on parle aux êtres humains. On conçoit donc très bien qu’un animal vous écoute et comprenne ce qu’on lui dit. Ne pourrait-on concevoir qu’il s’exprime ? Ensuite, je vais vous dire la vérité. Un jour, je regardais la télé – c’est moi qui la regardais, forcément – et mon chien la regardait aussi. Et je regardais mon chien regarder la télévision. Je me dis : mais quoi, il doit y voir passer des images dans son esprit de chien ! Et à ce moment là, le chien m’a regardé, mais regardé curieusement… il m’a regardé comme quelqu’un qui m’aurait dit : « Ça t’amuse tout ça ? ça fait une heure que tu es là ! ». De plus, je sentais que j’étais responsable de son emploi du temps de chien, car je l’avais installé là pendant toute la durée du spectacle de télévision, je le mobilisais… il attendait peut être pour sortir faire un tour !

C… comme Comprendre

Jacques Chancel : Il y a ceux qui vous aiment, ceux qui vous comprennent et ceux qui ne vous comprennent pas. Que dites-vous à ceux qui ne vous comprennent pas ?
Georges Brassens : Je ne sais pas, je leur dirais, comme Baudelaire : ceux qui savent me devinent, et pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas me comprendre, j’avancerai sans fruit des explications. Mais en fait il n’est pas indispensable de me comprendre. J’écris pour qu’on aime ce que je fais, qu’on passe un moment avec moi, pas forcément pour me comprendre.

C… comme Confiance

Jacques Chancel : Et puis vous êtes très équilibrée, très joyeuse et sûre de vous
Isabelle Adjani : Je suis sûre de moi parce que je me suis dit qu’à un certain moment, ça devenait une question de vie ou de mort. C’est-à-dire, si vous n’aviez pas confiance en vous, vous vous détruisiez vous-même. Et l’autodestruction, c’est une chose à laquelle on a beaucoup recours en ce moment, et qui ne m’intéresse pas tellement. Si ça démolit les personnages et la confiance que j’ai entre un metteur en scène et moi, c’est-à-dire le travail qu’on doit faire, ce n’est pas la peine.

D… comme Don

Jacques Chancel : Jacques Tati nous disait l’autre soir, rappelez vous : « il n’y a pas de mauvaise chanson de Piaf, ni de bonne chanson, il y a Piaf« . Pour vous c’est peut-être un peu la même chose : il y a Devos. Pourtant, c’est dangereux le personnage installé.
Raymond Devos : Lorsque j’invente ou que j’essaye d’inventer, les mauvaises choses viennent évidemment aussi bien que les bonnes. Seulement, il faut avoir le courage de déceler, de les écarter et ce n’est pas facile. Cela demande une certaine connaissance de soi, une certaine honnêteté, je me demande d’ailleurs s’il ne faudrait pas dire un don. Et un don ne consiste pas seulement à savoir faire des choses, il faut savoir travailler ces choses.

E… comme Ecrire

Roland Barthes : J’accorde une puissance énorme à l’acte d’écrire. Mais, comme toujours, l’acte d’écrire peut prendre différents masques, différentes valeurs. Il y a des moments où l’on écrit parce que l’on pense participer à un combat. Ce fut le cas dans les débuts de ma carrière d’écrivain ou d’écrivant. Et puis, peu à peu, se dégage finalement la vérité, une vérité plus nue : on écrit parce que l’on aime ça et que ça fait plaisir. Pour un motif de jouissance. Ce qui ne veut pas dire que dans cet acte de jouissance on ne rencontre pas d’autres motivations, d’autres débats, ou tout simplement les autres.

E… Comme Enfant

Jacques Chancel : Vous êtes-vous ennuyé, adulte ?
Roland Barthes : Adulte, beaucoup moins.
Chancel : Parce que tout vous amuse ?
Barthes : Peut être pas tout, mais beaucoup de choses m’intéressent, m’attachent. On pense toujours que l’enfant est quelqu’un qui s’amuse. En réalité, l’enfant est souvent quelqu’un qui s’ennuie. J’ai parcouru ce chemin, je me suis beaucoup ennuyé dans mon enfance, et plus j’ai avancé en âge, moins je me suis ennuyé. Ce qui fait que je peux me déclarer aujourd’hui beaucoup plus heureux que lorsque j’étais adolescent, ce qui est assez paradoxal, mais qui peut être finalement confirmé par quiconque veut bien s’interroger.

E… comme Ennui

Claude Lévi-Strauss : C’est probablement le désir de ne pas s’ennuyer. Le travail, c’est très ennuyeux., mais c’est moins ennuyeux que de ne rien faire (…) Ça m’ennuie énormément de travailler, comme tout le monde. Se mettre devant une feuille de papier blanc, ce sont des angoisses, des affres incomparables. Vous ne trouverez personne qui écrit qui vous dira le contraire. Il faut sans cesse lutter, se donner le fouet à soi même pour parvenir à travailler mais le temps passe plus vite.

E… comme Embourgeoisement

Jacques Chancel : Contre l’embourgeoisement à tout prix ?
Georges Brassens : Pas contre l’embourgeoisement à tout prix, je vous dis, tout cela est assez naturel, je me laisse assez vivre, je me fais un petit peu confiance. Je me dis : « après tout, vis comme tu as envie de vivre ». je ne cherche pas du tout à être un autre que celui que je suis.

E… comme Etudes

Gérard Depardieu : Parce que j’ai toujours eu peur des études autant que d’un certain ordre. J’ai toujours désiré ardemment les études. Mon rêve était d’être en pension par exemple. Mais j’ai toujours vu des gens terriblement tristes en sortant, alors j’ai eu un doute. J’ai pris un livre qui s’appelait « Le Rire » de Bergson et je l’ai promené sous le bras comme ça, en me disant que grâce à ce livre j’allais peut être pouvoir faire rire. C’est aussi bête que ça. Et finalement, je faisais rire parce que c’était insensé.
Jacques Chancel : Vous êtes un comique ?
Depardieu : Je ne sais pas, j’aime bien, je crois que j’ai une heureuse nature. Mais comique je ne sais pas. Puis, pour les études j’ai toujours fait semblant d’en faire. Ce que je voyais, c’était les autres, comment eux en faisaient des études.

F… comme Femmes

François Truffaut : Oui parce que je ne m’intéresse pas aux hommes. Je ne m’intéresse pas aux hommes les uns par rapport aux autres, je trouve que les hommes sont intéressants quand ils ont des histoires de femmes. Si un homme me parle de son bureau, ça me barbe, s’il me parle de ses difficultés avec sa femme ou avec sa maîtresse, je ne sais pas, ça m’intéresse tout d’un coup prodigieusement, parce que je trouve que la vie sociale des gens est ridicule et que leur vie privée est passionnante.

F… comme Foule

Jacques Chancel : Vous n’aimez pas la foule non plus ?
Serge Gainsbourg : J’aime la figuration. Je n’aime pas rentrer dans une boîte de nuit vide. Je veux qu’il y ait des figurants.
Chancel : Lorsque vous entrez dans une boite de nuit avec Jane Birkin, ça vous fait plaisir qu’on vous regarde ?
Gainsbourg : Non, ça me fait plaisir qu’on la regarde.
Chancel : C’est le contraire de l’égoïsme ?
Gainsbourg : C’est la sublimation de l’égoïsme. Se faire valoir par personne interposée.

F… comme Fringale

Jacques Chancel : Votre fringale de vie est-elle intacte à plus de 60 ans ?
Romain Gary : Elle est complètement intacte, mais elle me pose de singuliers problèmes, parce que je n’ai plus l’estomac qui correspond à cet appétit. Je passe beaucoup de temps – c’est peut être le début de la maturité – à me demander d’où me vient cette fringale intérieure, envers la vie, le monde, toutes les manifestations d’existence. Je suis sans réponse.

F… comme Fumer

Jacques Chancel : Vous avez une voix délicate, c’est un jeu ? Une façon d’être ?
Serge Gainsbourg : Non, je fume beaucoup.

I… comme Inconscient

Jacques Chancel : Vous me disiez une fois : « J’ai appris à me parler et à m’écouter, et même à me répondre ». C’est formidable quand on en arrive à ce stade là de communication avec soi-même.
Dalida : Oui mais c’est un long chemin et je n’en suis pas encore arrivée au bout (…) Mais vous savez, quand on a mis son doigt là dedans, quand on commence à entrouvrir la porte de son propre inconscient, je crois que c’est infini, que c’est pour la vie, et même pour après, ça je n’en sais rien.

L… comme Lecteur

Roland Barthes : Non je ne lis pas beaucoup. C’est assez paradoxal. Je pourrais vous répondre superficiellement : c’est parce que je n’ai pas le temps ! comme tout le monde. Je dirais justement, en me plaçant toujours sur ce plan de la sensibilité et du plaisir, je ne lis pas beaucoup, soit parce que le livre m’ennuie, et à ce moment-là je le lâche, soit parce qu’il m’excite, il me plaît et à ce moment-là, j’ai tout le temps envie de lever la tête pour continuer à penser ou à réfléchir de mon côté. Ce qui fait que je suis un assez mauvais lecteur sur le plan quantitatif.

M… comme Manichéisme

Jacques Chancel : Vous avez toujours dit, et dès le départ, qu’il fallait s’interdire de penser en termes de bien et de mal. Aujourd’hui, où en êtes-vous de cette maxime ? 
Michel Foucault : Tous les gens qui disent qu’il ne faut pas penser en termes de bien et de mal pensent eux-même profondément en termes de bien et de mal.
Chancel : Nietzsche.
Foucault : Bien sûr. Qui, plus que Nietzsche , a dit ce qui était bien et dit ce qui était mal ? De juste ou d’injuste, de vrai ou de faux. Pas de manichéisme. Vouloir ne pas penser en terme de bien et de mal, c’est vouloir ne pas penser dans les termes actuels de ce bien-ci, de ce mal-là. Voilà. C’est-à-dire déplacer la frontière, pas simplement la déplacer pour la poser ailleurs, mais la rendre incertaine, l’inquiéter, la rendre fragile, permettre les passages, les osmoses, les transits; c’est cela je crois qui est important, mais il n’est pas possible de ne pas penser en termes de bien et de mal, il n’est pas possible de ne pas penser en termes de vrai et de faux. Mais il faut à chaque instant dire : mais si c’était le contraire ou si ce n’était pas ça, ou si la ligne passait ailleurs…

M… comme Mémoire

Jacques Chancel : Claude Levi-Strauss, sous le chercheur, il y a un homme, et cet homme qui est-il ?
Claude Lévi-Strauss : Ça, je suis la dernière personne qui peut le dire. Peut-être particulièrement dans mon cas, parce que je n’ai pas de mémoire, ou du moins, je n’ai pas de mémoire pour les événements de ma vie personnelle, qui disparaissent au fur et à mesure que je les vis. Si bien que c’est des autres que j’apprends mon passé.

M… comme Misogyne

Jacques Chancel : Serge Gainsbourg, vous êtes misogyne et vous êtes accablé de femmes.. c’est un non sens
Serge Gainsbourg : Absolument pas, on ne peut être misogyne que si on adore les femmes, vous ne comprenez pas ça ?

M… comme Mots

Jacques Chancel : Il y a aussi ce que vos appelez la mollesse des grands mots.
Roland Barthes : Oui, on ne se passe pas des grands mots, on leur met des majuscules et ils deviennent un peu majestueux. En réalité, ils ne sont pas tellement majestueux, ils bouchent simplement les trous de la pensée, quelquefois, la pensée a des trous et on met un mot à la place.

M…comme Multiple

Romain Gary : Je passe mon temps à essayer de rassembler mes chevaux et de les ramener vers moi. Ils s’en vont de tous les côtés. Je ne suis pas un être simple, naturellement, ni unique puisque j’ai créé des centaines et des centaines de personnages.

O… comme Obsession

Jacques Chancel : Vous inventez votre monde ?
Romain Gary : C’est plutôt lui qui m’invente et qui me conditionne. Je suis presque tout le temps en train de penser à ce que je vais écrire, ou à ce que j’ai écrit. C’est de l’ordre de l’obsession maniaque, je n’y peux rien.

P… comme Pouvoir

Jacques Chancel : Lorsque vous écrivez « toute relation intense avec le pouvoir n’est qu’un avatar de la sexualité », cela veut dire quoi ?
Françoise Giroud : Je crois qu’il y a effectivement une relation entre sexualité et pouvoir. J’ai dit tout à l’heure que la relation des hommes et des femmes au pouvoir ne pouvait pas être la même. Il y a une raison profonde à cela. D’une façon générale, le pouvoir est un élément de séduction chez un homme. Chez une femme, c’est le contraire. C’est ce qui fait toute la différence des relations des hommes et des femmes avec le pouvoir.
Chancel : Vous le pensez vraiment ?
Françoise Giroud : Il y a sans doute des exceptions. Il y a peut-être des hommes qui aiment les femmes puissantes. Mais d’une façon générale, on ne peut effectivement pas dire que le pouvoir d’une femme ajoute à sa séduction. Alors qu’incontestablement, le pouvoir qui entoure un homme, ou qu’il exerce, ajoute à sa séduction.
Chancel : Vous serez obligée d’écrire sur le pouvoir. Le mot revient tellement souvent.
Françoise Giroud : Mais bien sûr. je suis en train.  

P… comme Plongée

Nathalie Sarraute : Quand j’écris, je ne pense jamais à mon âge, ni à mon sexe, ni à rien de pareil. Ce serait un handicap terrible, si on commençait à se voir du dehors pendant qu’on écrit. Mais je suis plongée dedans, peu importe que j’aie vingt ans ou quatre-vingt-dix ans. Je suis devant quelque chose, j’essaye de faire aussi bien que je peux.
Jacques Chancel : Quel est ce café ? Vous vous installez dans un coin ?
Nathalie Sarraute : C’est mon secret. Je me mets dans un coin et j’ai la paix, j’ai la tranquillité. Le bruit des voix ne me gêne absolument pas, je ne les entends même pas. Je me concentre complètement et à partir de ce moment-là, je ne suis plus ni homme, ni femme, ni chien, ni chat, ni vieillarde, je ne suis rien du tout.

R… comme Régime

Roland Barthes : Puis à un moment, mon corps a muté et lorsque je suis sorti de ma tuberculose, je me suis mis à engraisser. J’ai fait alors l’expérience d’un nouveau corps qui devait se débattre contre un certain embonpoint. C’est très intéressant : il n’y a rien de plus intéressant à vivre qu’un régime d’amaigrissement.

S… comme Sens

Romain Gary : Dans quelle mesure peut-on donner un sens à une vie d’homme en général ? Le sens profond de ma vie ça a été deux amours. Un amour total, dévorant, monstrueux – par son exclusion de tout le reste – du roman et de la littérature, qui me rend tous les autres engagements extrêmement difficiles, et qui me donne un air absent.
Jacques Chancel : C’est la maîtresse la plus fidèle ?
Gary : Et la plus absorbante, et la plus dévorante. Et deuxièmement, enfin, mon amour de la féminité. Je ne dis pas des femmes, je fais véritablement une sorte de mystique de la féminité, puisque je passe mon temps à réclamer la féminisation du monde.

V… comme Violon

Jacques Chancel : Comment choisit-on un instrument lorsqu’on se sent appelé par la musique ? Comment avez-vous choisi le violon ?
Yehudi Menuhin : C’est une chose instinctive. Mais le violon est très répandu parmi les juifs russes. Comme je le dis toujours, c’est une prolongation de la voix, l’instrument le plus intime, le plus sensible à l’émotion personnelle. C’est un instrument qui est facile à transporter, sans racines. On emmène partout le violon, on le porte avec soi. Et le violon appartient aussi à la race nomade, les Tsiganes. Parce que le Juif n’est pas nomade. Il est errant, mais il est urbain et littéraire. Tandis que les Tisganes sont de vrais nomades, ils ont leur propre langue, ils ne sont pas urbains. Quoi qu’il en soit, le  violon est aussi l’instrument qui exprime le peuple tsigane et je crois qu’il y a une relation entre ces deux peuples, les Juifs et les Tsiganes, qui devraient être très proches, parce que ce sont deux pôles d’une même condition. Une condition où on n’a pas un sol unique sous ses pieds. 

V… comme Voix

Roland Barthes : C’est vraiment le lieu du corps qui est à la fois le plus désirable, le plus mortel, le plus déchirant en quelques sortes.

 

Copyright : Cet abécédaire a été réalisé à partir du superbe livre publié par les Editions du Sous-Sol avec France Inter et l’Ina pour les 50 ans de « Radioscopie » : « Jacques Chancel, Radioscopie » (352 pages, 49€, parution le 18 octobre Livre avec CD incluant onze heures d’écoute de Radioscopie). Livre que je conseille tout bientôt dans Causette !

Confidence : Si un je n’ai jamais encore osé pousser plus loin les expériences radio (alors que c’est de loin mon média préféré et que cela me démange  depuis un moment…), c’est sûrement parce que mes modèles sont un peu trop intimidants : il y a mon père bien-sûr (meilleur de tous) et il y a Jacques Chancel (en deux). Imaginez le défi !

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